DRU-E*
Spectacle théâtre/art capillaire pour salon de coiffure
Création printemps 2027
SYNOPSIS
Dans un salon de coiffure, deux protagonistes : un client qui se fait coiffer, et le.a
coiffeur.euse qui le coiffe.
Le spectacle dure le temps d’une coupe, d’une coiffure.
Le client est un menteur notoire. C’en est même son gagne-pain.
Il joue, il ment. On comprend au fur et à mesure qu’il a un statut, une place
particulière dans la société, des responsabilités. Il s’appelle Donald.
C’est Donald Trump.
Il y a ses pensées obsessionnelles, ses cauchemars qui affleurent,
il parle de son enfance, de ses mensonges, de ses désillusions.
De son rapport au réel.
À force de manier le mensonge en permanence, il se serait perdu entre les couches de la réalité jusqu’à ne plus savoir en quoi ni en qui croire et s’il peut même croire en lui-même, en sa propre consistance.
Il se tape une bonne crise de foi.
En parallèle de tout cela, il y a leur lien à elle.eux-deux.
Car le.a coiffeur.euse et le client se connaissent depuis de longues années, c’est chez
lui.elle qu’il revient année après année se faire coiffer.
Alors que tout pourrait les séparer, s’est tissé avec le temps un lien très intime, un lien d’amitié. Iels se connaissent. Profondément. Difficile de se mentir.
Le.a coiffeur.euse sait des choses que nous ne savons pas. Sur le client.
Peut-être même notre avenir, à nous public. Elle le lit dans les cheveux.
C’est une Parques d’un nouveau genre, égarée dans un salon de coiffure.
Dans un salon de coiffure, deux protagonistes : un client qui se fait coiffer, et le.a
coiffeur.euse qui le coiffe.
Le spectacle dure le temps d’une coupe, d’une coiffure.
Le client est un menteur notoire. C’en est même son gagne-pain.
Il joue, il ment. On comprend au fur et à mesure qu’il a un statut, une place
particulière dans la société, des responsabilités. Il s’appelle Donald.
C’est Donald Trump.
Il y a ses pensées obsessionnelles, ses cauchemars qui affleurent,
il parle de son enfance, de ses mensonges, de ses désillusions.
De son rapport au réel.
À force de manier le mensonge en permanence, il se serait perdu entre les couches de la réalité jusqu’à ne plus savoir en quoi ni en qui croire et s’il peut même croire en lui-même, en sa propre consistance.
Il se tape une bonne crise de foi.
En parallèle de tout cela, il y a leur lien à elle.eux-deux.
Car le.a coiffeur.euse et le client se connaissent depuis de longues années, c’est chez
lui.elle qu’il revient année après année se faire coiffer.
Alors que tout pourrait les séparer, s’est tissé avec le temps un lien très intime, un lien d’amitié. Iels se connaissent. Profondément. Difficile de se mentir.
Le.a coiffeur.euse sait des choses que nous ne savons pas. Sur le client.
Peut-être même notre avenir, à nous public. Elle le lit dans les cheveux.
C’est une Parques d’un nouveau genre, égarée dans un salon de coiffure.
La rencontre à l’ère de la post-vérité*
Qu’est-ce qui fait rencontre ?
Pourquoi et comment peut-on être touché par l’autre ? Qu’est-ce que l’autre bouge en nous ?
Je place ici cette recherche entre deux personnages que tout semble opposer, dans un contexte où la notion de fait et de vérité semble ébranlée.
* La post-vérité :
une ère où les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles
une ère où nous ne sommes plus en quête de preuves, nous les avons - trop même - mais elles sont retoquées ou noyées par un flux interminable d’images.
Une ère où il devient possible de dire tout et n’importe quoi, ce qui importe étant que ce soit efficace. Ce qui importe, c’est le nombre de «vue».
Que nous reste-t-il alors pour appréhender le RÉEL ?
En qui, en quoi croire ?
comment se raconter ? être face à soi-même ?
Et que peut l’amitié entre deux êtres dans notre propre rapport au RÉEL ?
Je suis fascinée par la figure de Donald Trump.
Je suis fascinée par la manière qu’il a de manier le MENSONGE et l’OUTRANCE,
de remodeler le monde et le réel par son prisme de lecture.
Je me demande :
Comment une personne qui manie et déforme autant le réel, à son avantage,
peut-il envisager sa propre existence ? sa propre matérialité ? sa propre intériorité ?
Qui est Donald lorsqu’il est seul, face au miroir ?
Comment se construit un tel rapport au réel ?
Spectacle théâtre/art capillaire pour un salon de coiffure
Durée estimée : 50min
Jauge : entre 19 et 49 personnes par représentation (peut jouer 3 fois / jour)
Estimé tout public à partir de 8 ans
Conception, écriture, dramaturgie et mise en scène : Camille Mouterde
Complicité à la dramaturgie : Alexandre Del Perugia
Interprétation : Morgane Audoin Zerrouki et le.a coiffeur.euse du salon de coiffure
(ou un.e coiffeur.euse employé.e par d’autres salons ou à domicile, dans le secteur de représentation)
Répétition / Écriture au plateau du personnage de Coiffeur.euse / Soufflage au casque : Tamsin Malbrand-Nelson
PRODUCTION compagnie l’Ortie Ivre
Avec le soutien de la DGCA et la SACD / Écrire pour la Rue
Co-production : Le Ventre - Festival Arttravers (Hegenheim),
Le Pôle/Bibliothèque Armand Gatti (La Seyne-sur-Mer), Animakt (Saulx-les-Chartreux)
Soutiens et accueils en résidence : Dans Les Parages/La Zouze cie Christophe Haleb (Marseille), Studio Ex-Nihilo (Marseille)

